Je ne pense pas avoir a expliquer quoi que se soit, c’est arrivé comme ça, je ne pensait pas que cela aurait de telles conséquences…
Nous nous sommes entrelacés sur le canapé….
Je n’avais pas pris le temps de faire le ménage avant son arrivée, elle ne m’avait prévenue que trop peu de temps avant comme à son habitude, juste le temps pour moi de prendre une douche et de me coiffer de manière a peu pré correct.
Son souffle était chaud, son haleine sentait bon la menthe fraîche, sa peau était douce et satinée, légèrement parfumé ni plus ni moins que d’habitude, cette mauvaise habitude que nous avions pris de nous voir a la vas vite, de faire l’amour vite, trop vite, sans sentiments. Des sentiments cela faisait longtemps qu’il n’y en avait plus à vrai dire, s’était devenue de l’accoutumance, une habitude malsaine.
Nous nous découvrions, encore, pour la énième fois, vite, trop vite. Ce jeux de préliminaires, ses mots échangés, ils étés devenus des automatismes, des codes que nous avions mis des années à établir. Des années a feindre la surprise, feindre la surprise de son corps mis a nus, de ses lèvres parfaitement maquillées, du souffle quelle laissait échapper quand je lui disait qu’elle été divinement belle, tous ceci été répétitif et mécanique, un balais de chair, deux corps jouant le même rôle, une pièce sans spectateur que l’on ne se lasse pas de jouer. Nous ne nous lassions pas de cela.
Je mis sa poitrine a nus, ma langue repris le même chemin quelle avait déjà emprunté tant de fois déjà, cette même sensation, cette répétition, se rituel. Elle gonflait sa poitrine tandis que je goûtais ses seins, se goût, mélangé a son odeur, la bile, cette bile qui remontais dans ma gorge, je la sentais, présente de plus en plus souvent dans nos ébats comme un troisième membre invisible, mais bien présent.
Elle me poussa contre l’accoudoir, comme d’habitude, vite, trop vite, je savais se qu’elle allait faire, et me languissait que ça soit finit. Me regardant en souriant, baisant sa tête jusqu'à atteindre mon entre jambe, vite, trop vite, elle déboutonna mon pantalon, aucune excitation ne se faisait ressentir en moi, mon érection était dues a l’habitude. Quand elle avala mon sexe, je poussai un gémissement feint de plaisir, habituel, et tout en me regardant elle s’affairait a se que tout soit a ma plaisance, bien sûr rien ne l’était, tout allais vite, trop vite. Sans aucune parole, comme nous avions l’habitude je plaçais mes main sur sa tête pour caresser ses boucles, ces boucles, toujours parfaitement permanentées, coiffés comme a l’accoutumée avec une élégance froide et sans surprises.
Vînt le moment ou mes mains se placèrent sur ses joues pour remonter son visage, ses lèvres, vite, trop vite, jusqu’au miennes afin que nous puissions nous embrasser. Balancer nos corps sur le coté, pour qu’enfin je puisse faire remonter ma main sous sa jupe, pour qu’enfin je puisse faire glisser le morceau de soie lui servant de sous vêtement jusqu'à ses pieds, puis parcourir encore une dernière fois le bombé de sa poitrine avant de plonger mon nez entre ses jambes.
Quand je ne voyais pas son visage, je pouvais fermer les yeux, je me sentais mieux, j’imaginais que cela n allais pas durer, cette bile toujours présente dans ma gorge, cette odeur de femme, se goût a présent insupportable, je ne savais pas comment m’en détacher. La position adoptée été maintenant celle qui précédait le moment ou je la pénétrait, je ne voulais pas, pas cette fois, j’allais en être malade, en mourir certainement. Je remontais, de chaque coté de son corps, mes mains, remontant, vite, trop vite. Elle s assit au bout du canapé pour pouvoir mieux écarter les cuisses, son dos épousait maintenant parfaitement la forme de l’accoudoir, sa gorge, elle été maintenant a ma portée. Je posais une de mes mains sur le haut de sa poitrine et le pouce de l autre sur sa bouche, de façon a se qu’elle puisse me guider dans mon ouvrage, même si je connaissait tout d’elle, ses moindres petites envies, je les connaissaient, sa gorge, les petites aspérités de son anatomie, son tour de cou, sa nuque.
Toutes ces choses je les avais déjà vues, senties, touchées, vite, trop vite, des centaines de fois peut être, mes mains se crispèrent, mon pouls s’accéléra, il était a présent plus questions que de quelques minutes avant que cela ne se finisse, que son corps soit envahi de spasme, de gémissement saccadés. Je sentais mes doigts se crisper sur elle quand cela arriva, comme si je voulais lui donner une nouvelle jouissance, je ne m’arrêtais pas comme à mon habitude, je continuais, épris d’une sensation nouvelle. Enivré par ces nouvelles émotions, je me sentais renaître, un nouveau souffle, se souffle qu’elle été en train de perdre. Ses mains se posèrent sur mon crâne, doucement, comme pour me dire quelque chose, un signal, étranger à nos habitudes. Je ne comprenais pas. Ma transe s’amplifia, son corps se crispa, ses mains à mes poignets, forçant, autant qu’elle le pouvait, utilisant le peu de force dont elle disposait. Je maintenais son bassin collé au canapé avec mes épaules, je continuais à sucer, lécher, manger son sexe, avec animosité, elle ne se débattait pas, pas comme si elle avait encore envie de se débattre, de ma résister, son attitude étant sûrement la résultante d’une névrose quelconque. Ses efforts durèrent encore quelques instants, puis comme si elle s’avouait vaincue, desserra ses mains de mes poignets, et laissa tomber ses bras. Je m’arrêtais, remontant doucement avec plaisir pour une fois le long de son corps, le long de ses courbes inhabituellement posées et paisibles, jusqu'à son visage, son visage qui été aussi rouge que ses lèvres, une teinte surnaturelle, son cou s’offrant a moi, telle un mannequin désarticulé, sans volonté propre. Ses yeux injectés de sang me regardait avec une certaine douceur, comme si cela faisait partie de nos habitude, elle n en avait plus pour très longtemps, elle le savait. Je portais ma bouche à son oreille :
« - ne tarde pas à mourir mon ange, je t’aime. »
Lentement, savourant se moment, très lentement, je desserrai mes mains de sa gorge. Une dernière fois, très lentement, je m’approchais d’elle, posait mes lèvres sur les siennes avec amour et tendresse, comme cela n’était pas arrivé depuis longtemps. Je lui avait menti, mais qu’importe, son cœur ne bat plus et son corps est encore chaud.